Inspirations

Pour parcourir l'univers mythique de Greg Stafford !

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GianniVacca
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Re: Inspirations

Message par GianniVacca »

7Tigers a écrit : ↑sam. 27 juin 2026 11:13 Notons que la sympatique version télévisée de 1997 est également disponible sur YT (2 x 1h30). Il ne manque que les sirènes, faute de budget. Réalisée par Andrey Konchalovskiy, avec Armand Assante, Charlie Lucas, Greta Scacchi, Geraldine Chaplin, Jeroen Krabbe, Christopher Lee, Bernadette Peters, Isabella Rossellini, Vanessa Williams.
Greta Scacchi 😍
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7Tigers
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Re: Inspirations

Message par 7Tigers »

La mythologie chinoise, podcast (10 épisodes d'une heure) par François Bougon via France Culture:

https://www.radiofrance.fr/francecultur ... e-chinoise
On connaît tous Apollon ou Aphrodite, mais qui a entendu parler de l’archer Yi, de Fuxi ou de Nügua ? Depuis des millénaires, ces mythes façonnent l’imaginaire chinois et continuent d’influencer la Chine. Plongeons dans ces récits fondateurs, toujours vivants sous le règne de Xi Jinping.

Cette série d'été invite à redécouvrir ces histoires qui se racontent en Chine depuis la nuit des temps et continuent, là-bas comme ici, de nourrir les imaginaires - parfois sans que nous le sachions. Accompagnés des meilleurs spécialistes francophones : sinologues, historiens, anthropologues, historiens de l'art, cinéphiles, il sera question d'un œuf de pierre d'où naît le monde, de dragons de brume qui traversent les dynasties, d'une jeune fille qui prend l'armure de son père, d'un Empereur Jaune que le régime actuel se choisit pour ancêtre, de monstres, de fantômes et de renardes séductrices, de caravanes le long des routes de la soie, d'un vieillard obstiné qui décide de déplacer deux montagnes.

Chaque épisode part d'un récit ancien, en suit les traces jusque dans la peinture, le cinéma, la littérature, puis interroge ses résurgences très contemporaines - dans le tourisme, dans les discours de Xi Jinping, ou sur les écrans. Car ces mythes n'appartiennent pas seulement au passé. Ils sont aujourd'hui remis en circulation : des sites mémoriels rénovés, aux discours politiques officiels. Une manière, pour cette série, de raconter la Chine par ses fables, celles qui l'ont façonnée, et celles qu'elle continue de se raconter à elle-même.
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GianniVacca
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Re: Inspirations

Message par GianniVacca »

7Tigers a écrit : ↑sam. 11 juil. 2026 13:02 La mythologie chinoise, podcast (10 épisodes d'une heure) par François Bougon via France Culture:

https://www.radiofrance.fr/francecultur ... e-chinoise
C'est très bien ! Les deux premiers épisodes sont un peu arides (on peut les passer).
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7Tigers
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Re: Inspirations

Message par 7Tigers »

Jeff Richard:

Poèmes du Ciel et des Enfers de l’ancienne Mésopotamie
Il se dresse une maison sous la montagne du monde, une route descend, la montagne la recouvre, et nul homme n’en connaît la voie. C’est une maison qui lie les hommes mauvais avec des cordes et les serre dans un espace étroit. C’est une maison qui sépare les méchants des bons ; c’est une maison d’où nul ne s’échappe, mais les justes n’ont pas à craindre devant son juge, car, dans ce fleuve d’âmes épuisées, les bons ne mourront jamais, bien que les méchants périssent.
*** Le monde Inférieur sumérien, extrait des Poèmes du Ciel et des Enfers.

Poèmes du Ciel et des Enfers de l’ancienne Mésopotamie, traduits par N. K. Sandars est l’un des recueils essentiels de la mythologie mésopotamienne. On y trouve la Création babylonienne (l’Enūma élish), le monde Inférieur sumérien, le Voyage d’Inanna aux enfers, Adapa : l’Homme, et une Prière aux dieux de la Nuit.

Parmi ces textes, l’Enūma élish est sans doute le plus connu. Il raconte la création du monde à partir du Chaos, une cosmogonie en deux temps. Le premier est celui des puissances fécondes du Chaos, qui donnent naissance à des générations de dieux et de monstres. Le second est la création du monde ordonné, par la défaite de Tiamat, vaincue par Marduk, son lointain descendant, qui devient le roi des dieux. C’est la victoire d’Orlanth sur Sh'harkazeel, ou celle de Yelm sur Nestenos, ou celle d’Umath sur Predark. L’Enūma élish était vraisemblablement lié à la fête du Nouvel An babylonien, célébrée, comme le Temps sacré de Glorantha, à la venue du printemps. À vrai dire, « comme le Temps sacré de Glorantha » reste en deçà des faits : ceci est le Temps sacré, et la description des fêtes du Nouvel An babylonien dans ce livre est le fondement du Temps sacré de Glorantha.

L’Enūma élish a beau être formidable, le Voyage d’Inanna aux enfers est plus intéressant encore pour le gloranthophile. Inanna, déesse de la Fertilité et de la Guerre, se rend dans le monde Inférieur pour y défier sa sœur Erishkigal, reine du monde Inférieur. Elle franchit les Sept Portes, et chaque fois il lui faut abandonner une part de ses insignes divins. Chaque fois elle proteste : « Pourquoi fais-tu cela ? » Et chaque fois on lui répond : « Tais-toi, Inanna, telle est la loi du monde Inférieur, et il faut l’accomplir. Ne questionne pas les rites des enfers. » Une fois franchie la septième porte, elle est nue, à genoux, devant la sinistre Erishkigal et ses Sept Juges. Ils condamnent à mort la déesse de la Vie, et son corps fut un cadavre pendu à un pieu.

Inanna avait déjà préparé un plan, et, non sans quelques efforts, elle est ranimée. Mais les Juges dirent :

« Qui est jamais revenu des enfers indemne ? Pour sortir vivante de la fosse, il lui faut laisser un autre, qui attendra à sa place. »

Ainsi Inanna quitte la fosse pour trouver son remplaçant — son amant Dumuzi, que des démons saisissent et traînent en bas, jusqu’à la Cité sombre. Le poème s’achève sur Dumuzi pleuré par sa sœur, par sa mère, et par Inanna.

Voilà, pour toute meneuse gloranthienne, de la matière brute de quête héroïque. Le héros va dans le monde Inférieur, y meurt, trouve le moyen d’être ranimé, mais doit en payer le prix. Superbe. D’autres poèmes nous donnent un peu de la géographie du monde Inférieur, un péan aux dieux de la Nuit, et davantage.

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